Le 17 avril 1942, en fin d’après-midi, un général français de 63 ans se tient au sommet du rempart sud de la forteresse de Königstein, en Saxe. En bas, quarante-trois mètres de falaise verticale. Au bout d’une corde artisanale, il n’y a que la vallée de l’Elbe et la liberté. Cet homme s’appelle Henri Giraud.

Il s’apprête à réussir ce qu’aucun prisonnier n’a accompli en sept cents ans d’histoire de cette place forte. La forteresse de Königstein n’est pas une prison ordinaire. C’est un éperon rocheux qui surgit à plus de deux cents mètres au-dessus du fleuve, entouré de murailles sur près de deux kilomètres. Les falaises sont verticales, nues, sans aucune prise.
Surnommée la Bastille saxonne, elle n’a jamais été forcée. Les Allemands y enferment leurs captifs les plus précieux : une centaine de généraux et d’amiraux français, des officiers belges, polonais, yougoslaves, des hommes de valeur que le Reich garde comme monnaie d’échange. Le commandant de la forteresse, le général Gehnte, accueille Giraud le 25 mai 1940 avec une phrase cinglante : « Vous êtes ici en représailles à cause de ce que le maréchal Foch a fait à un officier allemand en 1918. Vous resterez jusqu’à la fin de la guerre.
» Giraud ne répond pas. Il regarde les murs, les falaises, les sentinelles. Ce soir-là, dans sa petite chambre du deuxième étage, aux fenêtres grillagées donnant sur la cour intérieure, il prend une décision : il s’évadera. Ce que les Allemands ignorent, c’est que cet homme a déjà fait exactement la même chose en 1914.
Capturé à Saint-Quentin après avoir mené un assaut à la baïonnette, blessé, il s’était évadé et avait rejoint les Pays-Bas grâce à une infirmière britannique, Edith Cavell, fusillée par les Allemands l’année suivante. Mais c’était vingt-huit ans plus tôt. En 1940, il a soixante et un ans, et sa jambe droite, blessée en 1925 pendant la guerre du Rif au Maroc, ne plie plus correctement. Sur le papier, il n’a rien d’un évadé.
Mais il possède quelque chose que les Allemands ont profondément sous-estimé : une volonté qu’aucune falaise ne peut contenir. Pendant deux ans, Giraud ne reste pas inactif. Il apprend l’allemand, mais pas celui des livres. L’allemand parlé avec l’accent saxon de la région, les tournures locales, les expressions courantes.
Il s’entraîne avec les gardiens, conversant avec eux comme un vieux général aimable, curieux de comprendre le pays de ses geôliers. Les gardiens le trouvent sympathique. Chaque conversation est une leçon. Il mémorise aussi une carte ferroviaire complète du Reich, un indicateur récent qu’un secrétaire allemand de la poste de la forteresse lui a vendu à prix d’or, croyant faire une bonne affaire.
Giraud l’étudie pendant des semaines, gare par gare, correspondance par correspondance, horaire par horaire, de la Saxe jusqu’à la frontière suisse. Il connaît les réseaux allemands par cœur. Il fait du sport. Chaque matin dans la cour, il marche, monte des escaliers, fait des exercices.
À soixante-deux, puis soixante-trois ans, il prépare son corps pour un effort qu’aucun homme de son âge n’a jamais tenté. Mais le plus essentiel, c’est le réseau. Sa femme Cécile vit à Lyon, en zone libre. Elle reçoit ses lettres, des lettres banales en apparence, celles d’un homme qui s’ennuie et pense à sa famille.
Mais entre les lignes, dans certains mots précis, dans de petites anomalies d’écriture calculées, se cache un code. Un code que Giraud a fait sortir de la forteresse en octobre 1941, dissimulé dans la doublure de la veste du général Paul Boë, libéré pour raison de santé. La veste arrive à Lyon. Sa fille Jeanne déchiffre le code.
À partir de ce moment, Giraud n’est plus seul. Sa femme, ses anciennes relations militaires, des officiers de l’armée d’armistice, des résistants alsaciens et lorrains du réseau clandestin appelé la 7e colonne d’Alsace : tous se mettent au travail. L’opération reçoit un nom de code, le plan Denise, choisi par Giraud lui-même, du prénom de l’une de ses sept filles. Dans les mois qui suivent, des colis arrivent à Königstein.
Des boîtes de conserves, des gâteaux inoffensifs que les gardiens ouvrent et inspectent. Mais à l’intérieur, dissimulés, se trouvent les éléments d’un câble résistant, livré en pièces détachées. Un chapeau tyrolien gris à plume de faisan, envoyé par la femme du général Mast. Des gants de caoutchouc, une boussole, un pantalon civil usé acheté à un jardinier allemand qui croit se débarrasser d’un vieux vêtement.
Et surtout, un Führerschein, un permis de conduire allemand parfaitement falsifié, préparé à Lyon par des experts du réseau, avec la photographie de Giraud. Depuis le début de 1942, tous les éléments de l’évasion d’un général de soixante-trois ans sont assemblés pièce par pièce, en plein cœur de l’Allemagne nazie, sous le nez des gardiens. Il reste un dernier détail, le plus important de tous. À son arrivée à la forteresse en mai 1940, Giraud a été photographié comme tous les prisonniers.
La photo est mauvaise, floue, mal cadrée. Le commandant allemand veut refaire la séance. Giraud sourit et répond tranquillement à l’aide de camp : « Pourquoi faire ? Je n’ai pas besoin de carte d’identité pour circuler en Allemagne, n’est-ce pas ?
Vous n’en avez besoin que pour votre fichier. Que la photo soit bonne ou mauvaise, cela vous suffit. » L’aide de camp rit, trouve cela raisonnable, et laisse la mauvaise photo dans le dossier. Ce que ni lui ni le commandant Gehnte ne comprennent, c’est qu’en acceptant cette photo floue, ils viennent de signer l’arrêt de mort de leur propre système de sécurité.
Deux ans plus tard, quand la Gestapo répandra à profusion le portrait de Giraud dans toutes les gares et à tous les postes de contrôle d’Allemagne, ce sera cette photo médiocre, à peine reconnaissable, qui circulera. Aucun policier ne reconnaîtra le général le plus recherché du Reich dans le vieux civil en chapeau tyrolien rencontré dans le train. Giraud a piégé ses gardiens deux ans à l’avance, avec un sourire et une phrase anodine. Le 16 avril 1942, la veille du jour choisi, Giraud prévient discrètement ses complices dans la forteresse.
Une dizaine de généraux, les plus solides, ceux qui tiendront le secret et feront le guet : le général Mesny, le général Le Bleu, le général Boisse, le général Joseph de Verdilhac, et le colonel Fèvre, le seul colonel admis dans cette prison de haut gradé. Le soir, Giraud prépare son ballot. Il embarque dans un petit paquet suspendu à son cou tout ce qu’il emportera : des vêtements civils d’occasion, un minimum de linge, sa brosse à dents, son rasoir, une petite glace, du pain, du fromage de gruyère, du sucre, un peu d’eau-de-vie pour tenir pendant les jours de fuite. Rien d’autre.
Il se rase la moustache. Ce détail compte. Sa moustache est connue, c’est une partie de son visage public. Sans elle, il est un autre homme.
Le 17 avril 1942, en fin d’après-midi, tout est en place. Le signal est convenu à l’avance. Giraud sort son mouchoir de la poche gauche et le pose sur son épaule droite, visible depuis les fenêtres où ses complices font le guet. C’est le moment.
Il est au sommet du rempart sud, à l’endroit le plus exposé mais aussi le plus invraisemblable. Personne ne descendrait par là. Le câble est attaché au créneau. Mesny et Le Bleu le tiennent.
Giraud enjambe le parapet. Sa jambe droite refuse de plier normalement. Le Bleu l’aide à passer. Il s’assoit sur une petite barre de bois qui sert de siège.
Il lâche le barreau de pierre, empoigne le câble à deux mains et commence à descendre. Quarante-trois mètres dans le vide, à soixante-trois ans, avec une jambe à moitié bloquée. Ses pieds et ses genoux frottent contre la paroi de granit pour freiner la descente. Le câble brûle à travers ses gants de caoutchouc.
Il ne pense à rien d’autre qu’à la prise, à la paroi, au câble. Deux minutes. Deux minutes pendant lesquelles un regard dans sa direction, une sentinelle qui lève les yeux, une ronde décalée, et c’est la fin. Personne ne regarde.
Le câble tient. Quand ses pieds touchent enfin le sol des éboulis boisés, Giraud lâche la corde. Il la voit remonter vers le haut, tirée par ses camarades qui font disparaître la preuve. Il écrira dans ses mémoires, Mes évasions, publiées en 1946 : « En deux minutes environ, je suis en bas sans que personne n’ait rien vu.
» Pas un mot sur la peur, pas un mot sur la douleur. Juste cette phrase sèche, militaire, parfaite. Il disparaît dans les bois qui descendent vers la vallée. Il sort le chapeau tyrolien de sa poche et le pose sur sa tête.
Il devient, en apparence, un ouvrier alsacien du textile rentrant chez lui. Il marche le long de l’Elbe en direction du sud, contournant la ville de Königstein par les chemins les moins fréquentés. Des routes que son ami Mus, officier prisonnier avec lui, lui a décrites avec précision pendant les semaines précédentes. Giraud a mémorisé chaque bifurcation.
Il croise des civils allemands, des soldats. Personne ne s’arrête. Le vieux monsieur en chapeau gris n’a rien d’un fugitif. À la gare de Bad Schandau, à quelques kilomètres de la forteresse, un contact l’attend.
Un membre du réseau clandestin, un résistant alsacien envoyé depuis Lyon. Il lui remet les derniers papiers et le ticket de train. Ils échangent le mot de passe convenu. Le train arrive.
Giraud monte et s’installe dans un compartiment ordinaire. C’est alors que se produit l’épisode le plus stupéfiant de toute cette fuite, retrouvé des années plus tard dans les archives des chemins de fer allemands, consigné par un cheminot présent dans le train ce soir-là. Dans le compartiment de Giraud est assis un lieutenant de l’Afrika Korps en permission. Les deux hommes parlent.
L’officier allemand trouve ce civil, qui parle un allemand parfait avec un léger accent alsacien, sympathique, ordinaire, sans intérêt. Le train s’arrête dans une gare. La Gestapo monte à bord. Contrôle.
Des policiers en civil entrent dans le compartiment. Papiers. Chacun tend ses documents. Le lieutenant de l’Afrika Korps, qui a passé une heure à discuter avec ce civil agréable, fait alors un geste discret au policier.
Un signe qui signifie : « Cet homme est avec moi. Ne dérangez pas. » La Gestapo salue et sort du compartiment. Le train repart.
Un officier nazi, sans le savoir, venait de couvrir l’évasion du général français le plus recherché du Reich. Ce n’était pas un coup de génie. C’était un coup de chance au milieu d’une opération de génie. Pendant ce temps, à Königstein, la nouvelle éclate le lendemain matin, le 18 avril, à l’appel.
La cellule de Giraud est vide. La corde a disparu. Le commandant Gehnte est blanc. Le téléphone sonne.
Les nouvelles remontent à Berlin, et à Berlin, elles arrivent sur le bureau d’Adolf Hitler à la veille de son cinquante-troisième anniversaire, le 20 avril 1942. Ce que Hitler ressent ce jour-là, ses généraux le décriront plus tard comme l’une de ses rages les plus violentes. Une humiliation publique. La prison imprenable de l’Allemagne éternelle.
La Bastille saxonne, qui n’avait jamais été forcée en sept cents ans, vient d’être percée par un général français de soixante-trois ans, boiteux, avec une corde de fortune et un chapeau tyrolien. L’ordre arrive immédiatement. Giraud doit être retrouvé. Et s’il ne peut pas être repris, il doit être éliminé.
La Gestapo lance une chasse à l’homme. Des milliers d’avis de recherche avec la mauvaise photo floue de 1940. Des patrouilles dans toutes les gares, à toutes les frontières. Des informateurs mobilisés dans toute l’Allemagne.
Hitler va encore plus loin. Dans une déclaration rapportée par ses proches, il qualifie Giraud d’« aussi dangereux à lui seul que trente divisions ». Trente divisions. C’est la valeur que le Führer attribue à un homme seul, à pied, en chapeau tyrolien, quelque part dans les forêts de Saxe.
Ce que la Gestapo ne sait pas, c’est que Giraud a déjà traversé la frontière. Le 22 avril 1942, cinq jours après son évasion, guidé par des résistants alsaciens du réseau, il passe clandestinement en Suisse. Le capitaine Lecoq, Roger Guerlotche, René Hortlib et d’autres membres de la filière clandestine l’ont conduit de relais en relais. Le père Joseph Stamm, curé du village alsacien de Liebsdorf, l’héberge plus de vingt-quatre heures dans son presbytère avec l’aide d’un garde forestier local, avant que Giraud ne soit transféré à la ferme des Ébourbettes, à quelques mètres de la frontière.
Une nuit, le franchissement. La Suisse. Et de là, via des intermédiaires alliés, le retour en zone libre. Le 25 avril 1942, huit jours après avoir descendu la falaise de Königstein, le général Henri Giraud entre à Lyon.
Mille kilomètres parcourus à travers l’Allemagne nazie et la Suisse, en civil, avec une jambe abîmée et un chapeau à plume de faisan. La fuite la plus remarquable réalisée par un officier de haut rang pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. À Lyon, Giraud est libre mais pas en sécurité.
Le gouvernement de Vichy, sous la pression immédiate de Berlin, exige qu’il se rende. Pierre Laval, le chef du gouvernement, le reçoit en entretien. L’échange est orageux. Laval reproche à Giraud d’avoir, par son évasion, bloqué la libération de deux cent mille prisonniers de guerre français.
Les Allemands ont suspendu tous les transferts de détenus en représailles. Laval lui propose de retourner noblement à Königstein. Giraud répond qu’il accepterait de retourner si Hitler libérait en échange tous les prisonniers mariés et pères de famille. La négociation n’aboutit pas.
Les exigences allemandes sont inacceptables. Giraud signe, le 4 mai 1942, une déclaration de loyalisme envers le maréchal Pétain, mais refuse catégoriquement de se constituer prisonnier. Laval est furieux. Berlin est furieux.
Et Hitler a donné ses ordres. Des agents de la Gestapo et des services de renseignement allemands opèrent désormais en zone libre à la recherche de Giraud. Il se déplace clandestinement, change de résidence, évite les routes prévisibles. Il sait que sa tête est mise à prix.
En novembre 1942, quand les Alliés débarquent en Afrique du Nord lors de l’opération Torch, Giraud est exfiltré de France dans des conditions tout aussi rocambolesques que son évasion. Déguisé, il atteint la côte méditerranéenne. Un sous-marin britannique, le Seraph, l’attend au large. Giraud traverse vers l’Afrique du Nord, rencontre le général américain Dwight Eisenhower à Gibraltar et prend le commandement de l’armée d’Afrique.
Il rejoint Alger. Roosevelt lui-même le considère comme l’homme de la France. Pendant quelques mois, Giraud est à la tête des forces françaises qui combattent aux côtés des Alliés en Tunisie, puis en Corse, libérée en septembre 1943. La machine de guerre allemande ne l’a pas eu.
La Gestapo ne l’a pas eu. Hitler n’a pas eu Giraud. Mais la vengeance du Führer prend une autre forme. Elle s’abat sur ceux qui sont restés derrière.
Le général Gustave Mesny, l’un des complices directs de l’évasion, celui qui a tenu le câble avec Le Bleu au sommet du rempart ce soir du 17 avril 1942, est resté prisonnier à Königstein. Les Allemands savent qu’il a participé. Ils le gardent. Le 19 janvier 1945, lors d’un transfert de prisonniers à travers la Saxe dévastée par la guerre, à quelques semaines à peine de la capitulation allemande, un officier SS l’abat d’une balle dans la nuque près de Dresde.
Le général Mesny meurt dans un fossé au bord d’une route, en hiver, à quelques semaines de la victoire. Il avait soixante-cinq ans. C’est ça, la vengeance d’Hitler sur l’évasion de Giraud. Il ne peut pas atteindre l’homme qu’il cherche.
Alors, il tue celui qui l’a aidé. Giraud lui-même écrira dans ses mémoires au sujet de Mesny : « Mon cher Mesny devait payer de sa vie l’aide qu’il m’avait donnée. » Cette phrase courte, sobre, porte tout le poids de la culpabilité d’un homme qui sait ce que son évasion a coûté. La fin de la guerre n’est pas douce pour Giraud non plus.
Politiquement, il a perdu. Charles de Gaulle, plus habile dans les jeux du pouvoir, plus intransigeant, plus visionnaire sur le plan symbolique, a progressivement pris le contrôle de la France libre. Giraud, soldat pur, mal à l’aise dans les manœuvres diplomatiques, est écarté de la coprésidence du Comité français de libération nationale en novembre 1943, puis perd son commandement militaire en avril 1944. Il se retire de la vie publique sans éclat, sans discours vengeur.
En 1946, il publie ses mémoires, Mes évasions. En juin de la même année, il est élu député de Paris à l’Assemblée constituante sous l’étiquette du Parti républicain de la liberté. Il parle de constitution, plaide pour un exécutif fort en matière de défense nationale, vote contre la Constitution de la IVe République et ne se représente pas. Le 10 mars 1949, la veille de sa mort dans un hôpital militaire de Dijon, il reçoit la médaille militaire, la plus haute décoration française pour les combattants, celle que portent les soldats du rang et les maréchaux.
On la lui remet pour l’évasion de 1942. Pour la corde, la falaise, le chapeau tyrolien, les deux minutes dans le vide au-dessus de l’Elbe. Le lendemain, il est mort. Aujourd’hui, il existe à Lyon un cours Général-Giraud dans le premier arrondissement.
La plupart des Lyonnais passent devant sans savoir à qui rend hommage ce nom sur la plaque bleue. Hitler l’avait qualifié d’aussi dangereux que trente divisions. Il avait descendu une falaise de quarante-trois mètres à soixante-trois ans, en pleine Allemagne nazie, un soir d’avril, sans que personne ne lève les yeux. Il avait traversé mille kilomètres de territoire ennemi avec un chapeau tyrolien et un vieux pantalon de jardinier.
Il avait rejoint le combat, commandé une armée, participé à la libération de son pays. Les Allemands ne l’ont jamais eu. Mais il a porté toute sa vie, dans ses mots et dans ses silences, le poids de ceux qu’il avait laissés derrière lui. Mesny, mort dans un fossé en Saxe.
Les hommes qui ont risqué leur vie pour faire sortir une boîte de conserve contenant quelques mètres de câble. La femme du général Mast et son chapeau à plume de faisan. Sa femme Cécile à Lyon, qui déchiffrait des codes entre les lignes de lettres banales. Ce sont ces gens-là aussi qui ont fait cette évasion.
Pas seulement l’homme sur la corde.


