Bir Hakeim 1942 — La réponse de Koenig qui a fait enrager Rommel

Bir Hakeim 1942 — La réponse de Koenig qui a fait enrager Rommel

Voici l’article de breaking news en français, rédigé dans un style journalistique professionnel et urgent, conforme à vos consignes.

Le général Marie-Pierre Koenig, commandant de la première brigade française libre, a infligé un camouflet historique au maréchal Erwin Rommel en refusant catégoriquement de capituler à Bir Hakeim, dans le désert libyen. Pour la troisième fois en trois jours, des émissaires ennemis, portant un drapeau blanc, se sont présentés devant ses lignes. Pour la troisième fois, la réponse a été la même, nette et sans appel : “Nous ne sommes pas ici pour nous rendre.”

Cette phrase, prononcée le 5 juin 1942, a provoqué la fureur du “Renard du Désert” et changé le cours de la guerre en Afrique du Nord.

La position de Bir Hakeim, un ancien fortin turc en ruine au milieu d’un plateau rocheux semi-désertique, n’était au départ qu’un point secondaire sur la ligne de défense alliée de Gazala. Mais pour Rommel, qui lançait l’opération “Theseus” vers Tobrouk et l’Égypte, ce verrou devait céder en quelques heures. Il n’en fut rien.

Depuis le 27 mai, 3 723 hommes, une mosaïque de légionnaires, de marins, de soldats venus du Sénégal, de Madagascar, de Nouvelle-Calédonie et de vingt autres nationalités, tiennent tête à une force ennemie dix fois supérieure.

Les combats sont d’une violence inouïe. La division blindée italienne Ariete, lancée le 27 mai à l’aube, est taillée en pièces par les canons antichars français habilement camouflés. Quarante chars italiens restent sur le terrain.

Rommel, furieux, ordonne un encerclement total. À partir du 28 mai, Bir Hakeim est isolée. Le ravitaillement ne passe plus que de nuit, par des convois de camions roulant sans phares dans l’obscurité.

L’eau est rationnée à un gallon par homme pour plusieurs jours. La chaleur dépasse les 50 degrés en surface.

Les bombardements de la Luftwaffe deviennent incessants. Les Junkers 87, les célèbres Stuka, plongent en piqué sur les positions françaises plusieurs fois par jour. En deux jours, du 7 au 9 juin, 40 000 obus de gros calibre s’abattent sur le périmètre.

La Luftwaffe effectue plus de 1 400 sorties. Un officier vétéran de la Grande Guerre compare cette préparation d’artillerie à ce qu’il a connu à Verdun, en pire. Les positions nord sont enfoncées.

Les hommes combattent dans leurs tranchées, sous une pluie de métal et de poussière, sans sommeil, sans répit.

C’est dans ce contexte que Rommel tente une ultime pression psychologique. Le 2 juin, deux officiers italiens arrivent, les yeux bandés, pour exiger la reddition “sans conditions sous peine d’extermination”. Koenig les écoute avec courtoisie, puis refuse.

Le 3 juin, Rommel écrit lui-même un message aux défenseurs, affirmant que les brigades anglaises ont été anéanties et que toute résistance est inutile. La seule réponse des Français est une salve d’artillerie qui détruit plusieurs camions allemands.

Le 5 juin, un officier allemand descend d’une voiture tous phares allumés. Koenig refuse de le recevoir et lui accorde cinq minutes pour repartir. L’officier lit une déclaration de reddition à la lueur des phares.

Les légionnaires rient. La voiture recule et saute sur une mine. L’Allemand s’enfuit à pied.

C’est alors que Koenig, sans discours solennel, lance sa réponse définitive : “Nous ne sommes pas ici pour nous rendre.” Rommel, de retour à son quartier général, note dans son journal de route que l’assaut a été repoussé et que c’est “un magnifique exploit de la part des défenseurs”.

Mais Rommel ne renonce pas. Il décide de frapper plus fort. Le 10 juin, la situation est critique.

Les munitions et l’eau manquent. Les vivres sont épuisés. La 15e Panzerdivision et la 90e division légère sont en position pour l’assaut final.

C’est alors que les Britanniques transmettent à Koenig l’autorisation de se replier. “La mission est accomplie”, disent-ils, au-delà de tous les espoirs. Deux cents camions attendent à quinze kilomètres des lignes françaises.

Dans la nuit du 10 au 11 juin, à 23 heures, la brigade entame une sortie de vive force vers le sud-ouest. Les Allemands détectent le mouvement. Les mitrailleuses crépitent.

Les fusées éclairantes illuminent le désert. L’artillerie ouvre le feu. Dans ce chaos, des véhicules sautent sur des mines.

Des hommes tombent. La colonne se fractionne en petits groupes, guidés seulement par leurs boussoles et par trois lampes à feu rouge au loin. Le lieutenant-colonel commandant la tête de colonne détruit deux chars avant d’être tué.

Le capitaine de la Masse prend la tête et est tué à son tour.

La camionnette de commandement du général Koenig est conduite par une femme, Susan Travers, une Britannique enrôlée dans les forces françaises libres. Elle fonce à travers les tirs, traverse le champ de mines, reçoit des balles dans la carrosserie, perd trois véhicules voisins qui explosent dans l’obscurité. Elle parvient à rejoindre les lignes britanniques.

Elle dira plus tard que sa principale préoccupation était que le moteur ne cale pas.

Au matin du 11 juin, Rommel lance son assaut final sur Bir Hakeim. Ses hommes ne trouvent que des cadavres, quelques blessés et le silence du désert. La garnison est partie.

La forteresse est vide. La Luftwaffe, qui a épuisé tout son carburant dans les 1 400 sorties des derniers jours, ne peut pas poursuivre les colonnes françaises et britanniques qui s’éloignent vers l’est. Rommel a perdu Bir Hakeim deux fois : d’abord parce qu’il n’a pas réussi à la prendre, ensuite parce que lorsqu’il a finalement pensé la voir, il n’y avait plus rien dedans.

Sur les 3 723 hommes présents au départ, environ 2 100 ont réussi à rejoindre les lignes britanniques cette nuit-là. Le bilan total des seize jours de combat est de 140 tués, 130 blessés et 763 disparus, dont environ 600 prisonniers. Parmi ces prisonniers, certains ont connu un sort tragique.

Le 15 août 1942, le cargo Nino Bixio, qui transportait 400 d’entre eux vers l’Italie, a été torpillé par un sous-marin. Cent cinquante-quatre survivants de Bir Hake