Une affaire de trahison familiale et de tentative de meurtre secoue la ville de Périgueux, où une mère de soixante-dix ans, Josette, a révélé aujourd’hui comment sa belle-fille, Séverine, a tenté de lui faire croire à la mort de son fils Éric pour s’emparer de son héritage, alors que celui-ci était bien vivant, caché chez elle.

Les faits remontent à une nuit fatidique où Josette reçoit un appel de Séverine, qui lui annonce froidement qu’Éric est décédé dans un accident de voiture. « Il a percuté un arbre, la voiture a pris feu, le corps était méconnaissable », lui aurait-elle déclaré, sans aucune émotion. Josette, effondrée, apprend que le corps a déjà été incinéré et que son fils a laissé un testament excluant sa mère de tout héritage.
Mais alors qu’elle pleure seule dans son salon, elle entend des coups à la porte de derrière. C’est Éric, ensanglanté, blessé, qui lui révèle la vérité : Séverine et son amant Grégory ont tenté de le tuer pour toucher une assurance-vie de 500 000 euros. « Elle et son amant ont tout organisé.
L’accident, tout était prévu », confie Éric à sa mère, avant de s’effondrer dans ses bras.
Josette, ancienne infirmière, soigne son fils en secret. Le lendemain, elle se rend aux funérailles organisées par Séverine, où elle assiste à une mise en scène macabre : un cercueil vide, une veuve qui pleure à chaudes larmes, mais qui, sur le parking, embrasse son amant et lui remet une enveloppe d’argent. « J’ai dû me couvrir la bouche pour ne pas crier », raconte-t-elle.

Déterminée à faire éclater la vérité, Josette élabore un plan. Elle se rend chez Séverine sous prétexte de récupérer des affaires d’Éric, et profite d’un moment d’inattention pour copier les messages compromettants sur le téléphone de sa belle-fille. « J’ai ouvert l’application de message, cherché Grégory, et j’ai trouvé des centaines de messages parlant du plan, de l’accident, de l’assurance », explique-t-elle.
Les preuves sont transmises à Maître Duran, un avocat de confiance, qui contacte le commandant Lefèvre de la police judiciaire. Une opération est montée pour prendre Séverine et Grégory en flagrant délit lors de la remise de l’argent. Le jour J, Éric, caché dans une pièce voisine, observe sur des écrans la scène où Séverine remet la valise de billets à son amant.

« Tu crois que c’était du travail ? C’est moi qui ai dû supporter sept ans mariée à cet imbécile. Je méritais ça », entend-on Séverine dire dans les enregistrements.
Les policiers interviennent, et Éric fait son entrée. « Bonjour Séverine », lance-t-il. Le choc est total.
« Non, ce n’est pas possible », murmure-t-elle, avant d’être maîtrisée.
Le procès s’est tenu devant la cour d’assises de Périgueux. Les messages, les enregistrements, les blessures d’Éric ont été présentés comme preuves. Séverine a été condamnée à vingt ans de réclusion criminelle pour tentative d’homicide volontaire avec préméditation, escroquerie à l’assurance et faux.
Grégory a écopé de dix-huit ans. Tous les biens ont été restitués à Éric, qui a obtenu la garde exclusive de son fils Lucas.
« Quand le petit l’a vu, il est resté paralysé. Puis il s’est jeté dans ses bras », raconte Josette, la voix tremblante. Aujourd’hui, Éric a refait sa vie avec Nathalie, l’institutrice de Lucas.
Josette vit avec eux, entourée de sa famille reconstituée. « J’ai appris que la famille, ce n’est pas qui partage ton sang, mais qui est à tes côtés quand tout s’effondre », conclut-elle.
Cette affaire, qui mêle cupidité, trahison et résilience, a profondément marqué les habitants de Périgueux. Les autorités saluent le courage de Josette et d’Éric, qui ont permis de démasquer un complot ourdi dans l’ombre. « Sans la présence d’esprit de cette mère, le crime parfait aurait peut-être réussi », a déclaré le commandant Lefèvre.
L’histoire de Josette et Éric est devenue un symbole de la force des liens familiaux face à l’adversité. Alors que les deux condamnés purgent leur peine, la petite famille de Périgueux peut enfin tourner la page et regarder vers l’avenir, main dans la main.


